Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 11:29

 

Turenne, Corrèze

 

 

En quittant le magnifique village de

Collonges-la-Rouge, nous nous rapellions d'un

couple rencontré lors de la visite de la grotte

de Lacave, ils nous avaient parlé de Turenne.

Comme le temps était à l'amélioration et que le

village si réputé en question était tout proche, c'est

sans hésitation que nous grimpions en voiture pour

nous rendre dans ce village médiéval qu'est Turenne.

 

 

 

IA0 Vieille Cité, Turenne

la rue principale

 

 

En arrivant en vue du village, quelle surprise

que de voir ces vieilles maisons aglutinées autour

des ruines massives du château de Turenne,

symbôle d'un pouvoir autoritaire sur toute la

région. La rue principale offrait une ascension

mémorable, grimper, toujours grimper, damned ça

ne faisait que grimper dans le coin. Arrivés en haut de

la rue, nous pouvions admirer les toits de la bourgade.

Il nous fallait ensuite à nouveau gravir les quelques

dizaines de mètres d'escaliers et de chemins pour

nous rendre jusqu'au château de Turenne.

 

 

 

HW5 Tour César, Turenne

le donjon sur son éperon

 

 

Le vertige fît à nouveau son apparition, je ne sais

pas à combien de mètres culminait la colline mais

pour moi c'était très impressionnant, si bien que je

longeais les murs pour ne pas me retrouver au bord

du précipice. Rien qu'en tapant ce texte, des frissons

me parcourent l'échine. Radins comme nous étions

(enfin disons plutôt que nous essayions de ne pas

exploser le budget que nous nous étions fixés), nous

fîmes le tour de l'édifice plutôt que d'en faire la

visite complète. Le donjon m'effrayait réellement,

recroquevillé sur son éperon rocheux, je n'avais aucune

envie de me retrouver dans ces ruines branlantes.

 

 

 

HT8 Grande Rue, Turenne

la grande rue et ses visiteurs

 

 

Et puis vint le moment de quitter les lieux, nous

arrivions sur la grande place, celle se situant en

bas de la colline. Nous voulions voir ou menait le

chemin en face, nous gravissions la rue jusqu'au

petit hotel de ville. Le ciel avait été clément lors

de notre visite de Turenne, la météo devait se

gater en arrivant sur le camping comme le voulait

la coutume depuis que nous étions ici. Le lendemain

était une journée de repos, un petit tour à Gramat,

pour y faire des courses en particulier, de la cuisine,

un peu de détente, une petite promenade dans les

environs et quelques parties de jeux de société. Il ne

fît pas très beau, cela annonçait la matinée qui fût

sans doute la plus froide du séjour, histoire de nous

mettre dans le bain pour la prochaine visite, celle du

château hanté de Bonaguil à Saint-Front-sur-lémance...

dans le département voisin du Lot-et-Garonne.

 

 

Par camus - Publié dans : Photos - Communauté : Ecologie & Patrimoine
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Dimanche 19 février 2012 7 19 /02 /Fév /2012 12:04

 

Adieu l'ami

 

 

Aujourd'hui je tenais à marquer une pause

dans mon périple dans le Lot, initialement prévu

pour Turenne (19), cet article sera dédié à un

homme dont j'admire le travail et la philosophie, un

homme que je respecte profondément sans

l'avoir jamais rencontré.

 

Simon Marsden, photographe et chasseur de

fantômes s'est éteint le 22 janvier dernier.

 

 

 

B92.jpg

 

 

 

Exceptionnellement j'ai préféré montrer les photos

que j'ai réalisées en m'inspirant fortement de l'oeuvre

de Marsden, la première, qui représente la fontaine de

l'Observatoire à Paris, fût la dernière que je réalisais du

vivant du photographe, c'est pour celà que je lui la dédie.

Elle représente l'esprit humain tourmenté, suportant

le monde matériel et imaginaire, ne sachant s'il faut tourner

le dos aux fantômes du Luxembourg représentant le passé

ou bien s'il faut définitivement se tourner vers les sciences

et les astres lointains représenté par l'observatoire.

 

 

Sir Simon Marsden, est l'homme qui m'a inspiré

la photographie, celui qui m'a mis sur la voie, celui

par qui ses travaux m'ont montré et prouvé que je

ne devais pas avoir peur de mon style et encore

moins en avoir honte, que si c'est ce que mon coeur

me dictait, alors je devais l'écouter et suivre mon

instinct. Sir Simon Marsden est l'homme qui m'a

fait découvrir la photographie gothique, romantique

et surnaturelle, celle que beaucoup trouvent triste

et angoissante mais aussi celle que nombreux admirent

en secret, de peur de paraître "bizarre" ou "morbide".

 

 

 

HO8 Château de Versailles, Versailles

 

 

Sir Simon Marsden est l'homme a qui je doit

cette assurance à montrer des paysages inquiétants

et mystérieux, il est celui qui m'a inspiré ces périples

imagés et contés, il est celui qui m'a fait découvrir

les paysages certes angoissants et troublants mais

ô combien fascinants de plusieurs pays tels le

Royaume-Uni, l'Irlande, l'Allemagne, la Belgique, les

Etats-Unis, l'Italie, la Roumanie et même la France.

J'ai pu dernière découvrir ses clichés de Russie,

toujours aussi envoutants et fantasmagoriques.

  

 

 

HT4 Château du Paluel, Saint Vincent le Paluel

 

 

En découvrant à la Fnac, "La France hantée - Voyages

d'un chasseur de fantômes", je n'ai pu m'empêcher

de dévorer l'ouvrage et d'admirer ces tableaux

teintés de mystères et d'onirisme, découvrir ou

redécouvrir certains paysages et les récits qui les

ponctuent fût un grand moment de bonheur, j'ai

toujours une grande admiration pour ce livre qui

trône toujours fièrement dans lma bibilothèque.

Plus récemment j'ai pu acquérir "Ruines en Irlande",

édition française de "In Ruins" qui constitue

désormais une petite rareté dont je suis très fier.

 

 

 

HH7 Wellington Arch, London

 

 

Les travaux de Simon Marsden représentent

pour moi des chefs-d'oeuvres hors du temps, loins

des modes et des standards, loin de la dictature

de l'image, loin du monde de la beauté superflue

ou des ignominies de ce monde que nous rapportent

les photojournalistes (que je salue sincèrement au

passage). Il y a quelque chose de réellement poétique

dans les clichés du maître, il faut y regarder à deux

fois, à travers l'image désolée et mélancolique des

ruines, il y a une certaine lumière qui baigne dans ces

illustrations, des souvenirs et des rêves hantent les

paysages décharnés de l'artiste. C'est aussi un

bras d'honneur au carthésianisme, à la logique et

au matérialisme qui contribuent chaque jour à

faire de notre époque, un monde désenchanté.

 

 

 

HP4Château de Versailles, Versailles

 

 

Je n'ai pas honte de dire que je m'inspire

grandement des oeuvres de Sir Simon Marsden,

copiant presque son style sans jamais l'égaler.

Je n'ai pas peur d'avouer que j'ai longtemps

marché dans les pas du maître et que je continue

à le faire. J'ai à plusieur reprises suivi les traces

de cet homme lors de ces voyages en France,

Gisors, Chantilly, Chartres, Versailles, Paris,

Blandy-les-Tours, Saint-Germain-en-Laye,

Le-Mont-Saint-Michel, Dammarie-les-Lys ou

plus récemment Bonaguil et Saint-Vincent-le-Paluel.

Et nul doute que durant mes prochains voyage, l'âme

de Simon Marsden continuera à hanter mon esprit et

de se faufiler dans mon travail.

 

 

 

HJ0 Tower Bridge, London

 

 

J'avais déjà réalisé un article sur Simon Marsden,

si vous êtes interessés, je vous invite à le relire, je

tiens aussi à saluer et à encourager le travail de

personnes qui s'acharnent avec passion et intelligence

à changer l'image du paranormal, en France comme

ailleurs. Je remercie particulièrement les personnes

suivantes et vous invite à visiter leurs sites et

apprécier leur travail, Michelle Lhôrence, Erick Fearson,

Julien Avalet, Olivier Valentin, le site Maison-hantée.com

Aymeric de Valon, Isabelle Mandrou et mon vieux complice

Merlin. J'ai pris et je continue à le faire, énormément

de plaisir à partager, échanger et découvrir avec ces

personnes venant de divers horizons, qui méritent

tout votre interet et votre passion.

 

N'hésitez pas à vous rendre sur le site du maître,

que certains d'entre vous connaissent bien maintenant :

Simon Marsden et The Marsden Archive, bon voyage !

 

 

 

HS7 Cimetière, Fossé

 

 

Un grand artiste nous a quitté, la photographie a

perdu un grand homme et sa disparition m'affecte

profondément. Sir Simon Marsden s'en est allé, il

avait 63 ans.

 

 

Adieu l'artiste !

 

 

Par camus - Publié dans : Evenement - Communauté : Photographes du Surnaturel
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Samedi 11 février 2012 6 11 /02 /Fév /2012 12:25

 

Collonges-la-Rouge, Corrèze

 

 

Le lendemain de notre visite sur Figeac, nous

décidions d'explorer le nord des environs, la

Corrèze, département vosin du Lot appartenant

à la région limousine. Il y avait quelques beaux

coins à voir comme le célèbre village de

Collonges-la-Rouge. Paysage marquant du

département, ce village tout de rouge vétu fût

le premier à figurer parmis les "Plus Beaux Villages

de France", voyons si la réputation est justifiée.

 

 

 

HY5 Sentier des Tours, Collonges

le sentier menant à l'église Saint-Pierre

 

 

Lorsque nous arrivions à Collonges, le temps

s'était méchament couvert, l'averse était

imminante, il faut dire que depuis le dimanche

inclus, il n'y eu pas un seul jour sans pluie, et

il faudra bie^n compter 5 jours de pluie

suplémentaires pour résumer nos vacances.

 

Bref, en plus du temps franchement maussade, les

parkings affichaient complet et surtout payant !

Une honte, nous dûmes faire quelques passages

pour trouver une place sans géner personne et

surtout sans débourser un sous, il est lamentable

de nos jour d'ouvrir son portefeuille pour tout et

n'importe quoi, à croire que l'argent tombe du ciel.

Mais bon, nous sommes arrivés près d'un parking

privé pour le moins boueux que nous avions contourné

pour remonter le long d'un chemin goudronné

augurant du meilleur quant à la suite de la visite.

 

 

 

HY4 Passage, Collonges

une allée verdoyante

 

 

Rien à dire sur la beauté des lieux, Collonges-la-Rouge

n'a pas usurpé sa réputation, c'est un petit patelin

vraiment magnifique, avec ses maisons de pierres

rouges, ses petites boutiques, ses roses trémières,

ses allées montantes et descendantes, son église

vraiment admirable et ses petites curiosités que

les touristes pressés ne verront pas. Nous avions

quand même essuyé une sacrée averse en nous

dirigeant vers le centre du bourg, ce qui nous

obligeat à nous réfugier sous le porche d'une

maison et à philosopher sur le climat local désastreux.

 

Ah ça, on ne peut pas dire qu'on aura eu trop

chaud durant notre séjour, 25°C bien agréables le

premier jour et des températures occillant entre

12°C et 19°C, un délire en cette saison ! Il faisait

assez frais durant notre visite de Collonges et le

moindre rayon de soleil était providentiel, il éclairait

à merveilles les ruelles et faisait ressortir le rouge

vif des maisons qui contrastaient avec le goudron

mouillé des routes. Les fleurs des devantures de

maisons se portaient à merveille et apportaient un

charme bucolique aux environs.

 

 

 

HY3 Sentier Ouest, Collonges

une des ruelles sortant du village

 

 

J'insisterai tout particulièrement sur le coeur

de la ville, son incroyable église et sa place

du marché, ses allées pittoresques, un véritable

enchantement, on se croirait dans une autre

époque. Comme la nature se portait bien ici, la

verdure des feuillages n'a rien d'exagéré tant le

soleil brillait entre deux grosses averses, le temps

idéal pour les plantes, moins pour nous autres

humains qui n'aimont guère êtres mouillés, le chat

doit être l'un de nos plus proche cousin finalement.

 

Et puis en remontant l'une des rues principales

pour atteindre les hauteurs, la départementale

finalement, je vît une sculpture fort

interessante, un symbôle mythologique que

j'observerai à plusieurs reprises dans ce

séjour, puisqu'il fût l'une des surprises

rencontrées précédement à Carennac. Je peux

vous le montrer de suite, mais sachez qu'il

faira le sujet d'un article cloturant le séjour.

 

 

 

HY6 Maison de la Sirène, Collonges

la sirène rouge de Collonges

 

 

Nous arrivions en vue du parking boueux et du

sentier qui nous conduirait à la voiture, il nous fallait

voir la deuxième et dernière étape de la journée,

Turenne, célèbre village du sud de la Corrèze, mais

ceci sera raconté dans le prochain article. D'ici là,

bon week-end à toutes et à tous !

 

 

 

Par camus - Publié dans : Photos - Communauté : Ecologie & Patrimoine
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Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 14:34

 

Journal de bord d'un chasseur de légendes

 

Chapitre 78

 

Etape Mystique

 

 

Après notre visite de Figeac, nous avions décidé

de nous aventurer jusqu'à Saint-Cirq-Lapopie,

village célèbre pour ses ruelles, son église et son

panorama. Cependant en jetant un oeil sur la

carte, j'avais repéré quelques sites ou se

trouvaient des dolmens et autres alignements

mégalithiques. Du côté de Pont-l'Evêque et du

côté de Gréalou. Si la première destination n'était

pas envisageable car beaucoup trop éloignée,

Gréalou semblait tout indiquée.

 

Le temps était maussade, ni clément, ni

menaçant, un peu de vent par-ci, par-là,

quelques gros nuages et autres timides éclaircies,

mais bon, il ne pleuvait pas et nous approchions de

Gréalou, l'un des plus importants villages du coin.

Après avoir traversé le bourg, un panneau indiquant

les dolmens nous commandait de sortir à droite à la

sortie du village. La route n'avait rien d'un chemin

confortable, ce qui énerva quelque peu notre chauffeur

et ami. Il nous fallu faire demi-tour quand nous nous

apperçûmes qu'un petit panneau nous incombait de

prendre à droite et de nous diriger vers les hauteurs.

 

 

 HU3 Dolmen du Cayre, Gréalou

 

 

Après avoir stoppé la voiture sur le chemin

de terre, nous nous lancions à l'assaut de la

colline rocailleuse recouverte de broussailles,

impossible de voir le dolmen de là ou nous

étions, il fallait approcher le sommet pour

deviner que l'édifice mégalithique se cachait

dans les fourrés. En faisant le tour, nous

pouvions enfin voir le monument de pierre

trônant fièrement sur le sommet de la colline.

Nous devions bien êtres à 400 m d'altitude.

Je trouvais ce paysage grandiose, j'avais

l'impression de dominer la région, de me

sentir comme un chaînon indispensable

entre l'homme et la nature.

 

Tout le monde sait que j'affectionne ce genre

de pierres, vieilles comme l'Humanité, dolmens,

menhirs, allée sépulcrales, allées couvertes,

alignements, les scientifiques et les chercheurs

n'ont pas encore su bien expliquer le pourquoi du

comment de la présence de ces pierres, de leurs

fonctions, de leurs pouvoirs aussi, véritables

symbôles, réceptacles divins, artefacts mytiques,

adorations au soleil ou lieux de repos éternels, les

raisons ne manquent pas. Moi-même, suis convaincu

que quelque chose d'indéfinissable émane de ces

pierres, comme une sorte de force, une enegie qui

s'empare de vos corps, comme une sorte de

maillon nourrissant une osmose entre

l'Homme et Mère Nature.

 

 

 

HT0 Dolmen, Gréalou

 

 

Nous venions de voir le dolmen du Cayre, mais

d'autres étant indiqués, il nous fallait voir un

peu plus loin pour en voir d'autres. Sur ce chemin

de pélerinage, on sentait que les lieux étaient

respectés, un tas de pierre se tenait un peu plus

loin près d'un calvaire, le second dolmen, aujourd'hui

écroulé. Le dernier dolmen, celui du Pech-Laglayre

avait été consolidé, menaçant de tomber en poussière

lui aussi, soutenu par des sacs de sables, les pierres

porteuses avaient été déplacées elles-aussi. Car si le

dolmen du Cayre, juché sur sa montagne était le plus

majestueux, le plus important et le plus imposant devait

certainement être celui du Pech-Laglayre, vu sa taille.

 

Certes, ces pierres ne sont pas aussi impressionnantes

que leurs cousines bretonnes (Carnac, Guihalon,

Monteneuf, Champs-Dolent), elles peuvent décevoir

les amateurs de spectaculaire, dénicher ce genre de

monolithes n'est pas toujours aisé, cela demande

d'emprunter des chemins non goudronés, de se

faufiler à travers la végétation, de gravir des collines

et de franchir des gués et des barrières, généralement

pour tomber sur un tas de cailloux semblant sans valeur

mais il n'en est rien, ce sont des héritages du passé, des

témoins de notre Histoire et des sentinelles de la

nature, ces pierres ont beaucoup à dire, il y a une

âme qui se degage de ces rocs. Je me sentais

merveilleusement bien, malgré le temps et les visites

de la journée, j'avais eu le sentiment d'être en symbiose

avec les lieux et puis partir à l'aventure, à moindre

frais et en toute improvisation à toujours quelque chose

de plaisant et de diablement excitant.

 

 

Par camus - Publié dans : Hantise - Communauté : La France de l'insolite,de l'étrange et du merveilleux
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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 16:36

 

 

Figeac, Lot

 

 

Le lendemain des visites de la grotte de

Lacave et de la ville du Carennac, nous avions

décidé une toute nouvelle destination, Figeac.

Seconde ville du département après Cahors,

Figeac compte environ 10 000 habitants,

c'est une cité difficile à saisir derrière sa

périphérie classique, se cache une très belle

petite ville avec ses ruelles en dédales, ses

boutiques pittoresques (et attrape-touristes

pour d'autres), son église monumentale juchée

sur les hauteurs, sa sous-préfecture, son

marché, sa grande place et son église centrale.

Tout y était pour réussir de très beaux clichés.

 

Et pourtant, je n'ai selectionné qu'une seule

photographie de cet endroit, pourtant l'inspiration

était au rendez-vous, de grands escaliers, des

couleurs, des tourelles, des vieilles pierres et

un temps... maussade au possible, un ciel gris

blanc, terne, une lumière affreusement fade,

rien ne ressortait, il m'a fallu jouer sur le passage

d'une éclaircie et d'un nuage bas pour arriver

à quelque chose de convenable. Ce devait être la

première journée ou le temps commençait à me

taper sur le système, la grisailles et les averses,

la fraicheur anecdotique (nous sommes en plein

mois de juillet et c'est la seule fois de l'année ou

la France se retrouvera bien en dessous des

normales saisonnières alors que le reste de

l'année fût plus chaud que la normale).

 

 

 

HV0 Monument aux morts, Figeac

l'église du centre et son monument aux morts

 

 

Après avoir déambulés dans le vieux

Figeac, nous décidions de lever les voiles,

direction Saint-Cirq-Lapopie, village

emblématique du département que nous

n'atteindront jamais, vu que nous avons fait

une longue halte à Gréalou pour y admirer les

dolmens. Je parle, je parle et je me rends

compte dune chose, je ne vous ai pas parlé

de l'après-midi de la veille consacrée à la

visite de L'Hospitalet, de Rocamadour et de

Montvalent. Et puis je ne vous ai pas parlé

d'une château de Belcastel, près de Lacave,

joli édifice planté sur son piton rocheux faisant

face au vide. Aussitôt dit, aussitôt fait.

 

 

 

HV3 Château de Belcastel, Lacave

château de Belcastel à Lacave

 

 

Le prochain article se déroulera à Gréalou, à

la recherche des dolmens du Cayre et du

Pech-Laglayre, si je ne vous parle pas de

suite de Rocamadour et de ses environs, c'est

pour une raison précise que je vous exposerai

plus tard. Sur ce, bonne fin de journée et à

très bientôt pour de nouvelles aventures.

 

Je profite de ce court article pour vous faire

partager le nouveau blog de mon amie Lucille,

consacré à son séjour à Madagascar. Vous

pourrez suivre sa formation, ses découvertes

et ses aventures pas à pas à l'adresse suivante :

Par camus - Publié dans : Photos - Communauté : Gargouilles, cariatides....
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 17:34

 

Journal de bord d'un chasseur de légendes

 

Chapitre 77

 

Féerie des Ténèbres

 

 

Nous entamons notre quatrième jour dans

le Lot, ce matin, il pleut et ce n'est plus

une surprise, pourtant mes compagnons et

moi-même avons la ferme intention de nous

rendre dans le village de Lacave, à quelques

kilomètres de Souillac. Cette étape était

capitale, parmis les nombreuses grottes de la

région, Lacave est dans le top 3 du département

avec Padirac et Pech-Merle. On parle parfois

de grotte des fées lorsque l'on évoque Lacave,

voilà l'occasion d'en savoir plus.

 

 

 

HS8 Grotte de Lacave, Lacave

 

 

Arrivés au pied de l'excroissance

rocheuse,  un ciel plombé guettait notre

sortie du véhicule, une pluie froide

fendait l'air pour mieux nous obliger à venir

nous abriter dans cette mystérieuse antre

qui portait le nom de "Grotte de Lacave".

Le train qui était censé nous ammener au coeur

de la merveille nous amusa, compact, bruyant,

c'était quelque chose de dévaler les rails creusés

à même la montagne. Il valait mieux ne pas

être claustrophobes à ce moment là, la lumière

n'était déjà bientôt plus visible et nous sombrions

dans les ténèbres avant que la première

fée des lieux vienne nous accueillir : Electricité.

 

 

 

darkness-dust 6822

 

 

Après avoir longé un couloir pour le moins

bas-de-plafond, un escalier raide et étroit

nous attendais pour nous ammener dans la salle

de bains de la grotte, avec ses gours et ses

stalactites, la visite allait débuter, l'occasion

tant attendue d'approcher ces créatures de

pierres sucitant bien des mystères. Comme ce

fameux crocodile, certes il faut avoir un peu

d'imagination, mais l'endroit est propice

aux délires de l'esprit.

 

 

 

darkness-dust 6796

 

 

Peut être était ce une de ces chimère

reptilienne figée à jamais dans le calcaire

des profondeurs de la grotte, le souffle de

cette bête était froid et l'endroit n'était pas

des plus approprié pour une quelconque lutte

fantastique. Mieux valait suivre le sympathique

guide qui sût passionner la joyeuse équipée que

nous étions et ce du début à la fin.

 

 

 

darkness-dust 6798

 

Passé les sentiers tortueux et les détours

glissants, nous pouvions de temps à autre,

admirer ces fameuses forêts d'épines de

pierre, à condition d'avoir la tête retournée

car les plus rationnels n'y verront que de

jolis stalactites alors que les poètes y verront

plus tôt une pluie magique fossilisée.

 

 

 

darkness-dust 6804

 

 

Impossible de louper la fameuse vierge à

l'enfant, Notre-Dame de Lacave comme

on aime à l'appeller. Il parait que chaque

grotte possédait sa vierge protectrice,

Padirac, Pech-Merle, et leurs voisines ?

Qu'en était il ? Lascaux en tête. La

présence de cette vierge de pierre était

pour le moins réconfortante, il fallait bien

la bénédiction de cette dernière pour

affronter la légendaire Tarasque, monstre

chimérique hantant les roches du Midi, d'ici

jusqu'à Tarascon, près de Marseille. La bête

semblait assoupie, il fallait en profiter

pour lui fausser compagnie.

 

 

 

darkness-dust 6810

 

 

Tel un dragon au corps de lion, la tarasque

gardait le passage qui devait nous emporter

les profondeurs presque absolues de Lacave,

avec ses démons et ses merveilles. Pour preuve,

un grand escalier nous emmenait comme aux

Portes de l'Enfer avec une monstrueuse Arachné

dont on ne voyait plus que les pattes, fort

heureusement la maîtresse des lieux n'avait pas

daignée descendre de sa voûte d'albatre pour

s'emparer de nos êtres. Seuls ses pattes

cauchemardesques palapait le peu d'air que nos

corps et nos respirations réchauffaient.

 

 

  darkness-dust 6812

 

 

En descendant plus profondément dans les

entrailles de la terre, nous arrivions dans le

domaine des Muses, déesses inspiratrices de

bien des merveilles, nul doute qu'elles ont su

inspirer la nature pour creusé ce magnifique

édifice. Si nous n'avions pu bien voir ces

fameuses déesses de pierre, le lac des fées,

fût lui un spectacle de toute beauté, plongé

dans une semi-obscurité, nous pouvions

admirer le lac sombre et ses milliers de

particules phosporescentes, comme une pluie

d'étoiles dans les ténèbres des sous-sols.

Une danse féerique qu'une lumière spéciale

faisait ressortir, ainsi les dents de chacun

paraissaient incroyablement blanches et

lumineuses, pur illusion, comme celle du miroir

qui se trouve être le même lac mais avec

une lumière plus habituelle.

 

 

 

darkness-dust 6814

 

 

Mais pour observer ce fameux miroir, il nous

fallait traverser le lac est atteindre son autre

extrémité, quelques belles surprises nous y

attendaient. Le dernier tour annonçait surtout

le retour, le chemin devait s'emrunter dans le

sens inverse, impossible de déboucher par une

sortie naturelle au sommet de la montagne, bien

trop étroit et bien trop dangereux. En échange

le lac des fées nous gratiffia de son fameux

miroir aux illusions, nous sommes en pleins

rêve, nous avions l'impression de voler au dessus

d'un monde souterrain gigantesque.

 

 

 

darkness-dust 6818

 

 

Le grand escalier nous attendait, il fallait donc

repasser par cette horreur à huit pattes agrippée

à sa colonne fantastique. Comme pour nous

donner du courage, la grotte partagea avec nous

un de ces délices un base de crème, sûr que

l'ascension aurait été plus plaisante, hélas comment

escalader une cascade sucrée... en pierre. Seule

solution, les escaliers, dernière grande montée

peut être avant de revoir le jour.

 

 

 

darkness-dust 6819

 

 

En dépassant la colonne, un détail nous fît

sursauter, déjà que la colonne en elle-même

dégage quelque chose d'assez fabuleux. En

étant attentifs, c'est au pied de la colonne

que nous devions regarder. Mais d'abord

observons ce fameux monument pour voir à

quoi ressemble cette phantasmagorie souterraine.

 

 

 

darkness-dust 6811

 

 

Donc en abaissant le regard vers le pied de la

colonne, une curiosité devait nous apparaître,

surnommée "le touriste égaré", cet étrange visage

morbide me fît penser au visage de Mars. Je

frissonnais à l'idée que ce pauvre malheureux

fût la proie de l'araignée vivant au sommet de

cette colonne, l'étrange personnage semblait

comme momifié dans son cocon de pierre.

 

 

 

darkness-dust 6820

 

 

L'air devenait subitement plus froid à cette

pensée, il fallait nous hâter de remonter à

la surface avant que l'autre groupe ne

viennent entamer sa visite. Bizarrement il y a

un moment ou nous avons des pensées sinistres

dans certains lieux, il pouvait se passer bien des

choses avant de revoir le jour, une chute, un

effondrement de la voute, un éboulement de

roches, l'oxygène qui venait à manquer ou

encore un mauvais coup de grisou lorsque nous

arrivions vers le train... et puis je suis mis à

repenser à l'araignée puis aux beauté que nous

avait dévoilé la grotte, ce n'était pas aujourd'hui

que nous finirions avalés dans les entrailles de la terre.

 

 

Par camus - Publié dans : Hantise - Communauté : Photographes du Surnaturel
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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 16:46

 

Carennac, Lot

 

 

On peut dire qu'on l'aura attendu longtemps

cet article, il faut dire que j'ai eu très peu de

temps à consacrer à mon blog depuis... 2

mois, mais je vois qu'il y a toujours un ou

deux fidèles là-bas dans le fond. Et bien il

y a des chanceux car ils pourront visiter

en ma compagnie le superbe village médiéval

de Carennac. Qui en passant n'est, ni un

village, ni un site médiéval. Mmmh ça commence bien.

 

 

 

HY2 Eglise, Carennac

l'église

 

 

A peine arrivés à Carennac, qu'il fallait déjà

que nous nous en éloignions pour atteindre un

parking, non loin du cimetière dans les hauteurs

de la ville, oui petite ville car Carennac compte

quelques mille âmes et plus, ce qui pour moi en fait

un gros bourg, plus un village mais pas encore une

ville. Pas le temps de s'attarder au cimetière, en

fait si, mais disons que je ne suis pas seul et que

personne ne voudrait m'accompagner dans ce

genre d'endroit (on se demande bien pourquoi).

Nous atteignons la Dordogne et longeons un

magnifique sentier, bucolique à souhaite, un

délice que de le suivre jusqu'aux premières

batisses de la ville.

 

 

 

 

HY1 Mise au tombeau, Carennac

le tympan de l'église

 

 

Les vieilles maisons en pierres, les tourelles

aiguisées, les murets chaotiques et les couleurs

locales ont tôt fait de nous emporter dans un lieu

hors du temps, au doux parfum médiéval, avec

son église somptueuse creusée dans la pierre

et sa célèbre "mise au tombeau", petite fierté

locale. Son château remanié et ses ruelles

tarabiscotées nous emmenèrent vers les hauteurs

d'un pont enjambant un sentier verdoyant arrosé

d'un discret ruisseau, lui même parsemé d'hortensias

et autres jolies fleurs. Quel plaisir pour les yeux

et pour les sens, il ne manquerait plus que le

marché sur la place et les saltimbanques de

tous poils pour que l'illusion soit parfaite.

 

 

 

 

HY0 Braconnier de Dieu, Carennac

étrange boutique face à l'église

 

 

Quelques brigands et autres forbans devaient

se donner rendez-vous sous le pont ou dans les

étroites ruelles servant à l'écoulement des

eaux, des contrebandiers venant de la rivière

irait se réfugier derrière la luxuriante végétation

de la basse cité tandis que les tripots et autres

auberges accueilleraient les plus audacieux et

les plus fortunés de passage. Quelle imagination, il

faudrait que j'arrête de voyager dans ma tête

comme cela et à chaque fois.

 

 

 

HX8 Hortensias, Carennac

dans la basse-ville

 

 

Et puis il y a cette tour que je ne saurais

vous montrer en photo, envahie par la

végétation, séparée d'une habitation par un

sentier escarpé descendant du pont, il y a

ce mince ruisseau, provenant d'un cours plus

important qui traverse la ville, ce parterre tout

de vert vétu et ses couleurs à la fois vives et

discretes qu'arbore la nature et les feuillages

servant à camoufler les maisonnettes. J'adore

cet endroit, je crois que si j'avais été seul, j'y

serai resté des heures, d'autant qu'il ne faisait

pas trop mauvais. C'est sans conteste l'une des

plus belles cités que j'ai pu voir dans la région

durant notre périple, épargnée par la masse noire

 touristique mais suffisamment belle et interessante

 pour s'y attarder un moment.

 

 

 

 

HX9 Sentier vert, Carennac

un sentier de verdure remontant à

travers les jardins dans la ville haute

 

 

 

Et je cause, l'heure tourne et il faut rentrer au

camping pour préparer le dîner et s'organiser

pour le lendemain, une journée qui s'annonçait

déjà... pluvieuse. Mais je sens que vous restez

sur votre faim, trop peu d'images peut être. C'est

volontaire, je veux que pour celles et ceux qui

ne connaissent pas, imaginent les lieux, il faut

conserver un certain mystère, d'ailleurs, je reviendrai

sur Carennac pour le dernier article consacré aux

légendes de la région, mais là il faudra attendre

encore un peu, la grotte de Lacave et ses féeries

vous attendront au prochain article histoire de

vous faire patienter encore un peu.

 

 

Par camus - Publié dans : Photos - Communauté : Ecologie & Patrimoine
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Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 11:28

 

Périple dans le Lot

 

Jour 3

 

Martel et

Saint-Denis-lès-Martel

 

 

 

Comme la journée précédente à Padirac, c'est

sous la pluie que nous nous sommes éveillés, ça

commençait à devenir une habitude et plein d'espoir

nous nous lancions dans notre nouvelle visite, celle

de Martel, chef de canton du Lot, peuplée d'environ

3 000 habitants, c'est l'un des plus gros bourg du

coin et de loin l'un des plus interessant.

 

 

 

HY8 Ville de Martel, Martel

la ville aux sept tours (pouvez

compter si le coeur vous en dit)

 

 

Martel c'est aussi le nom du causse qui escarpe

la région, c'est également le nom de famille de

deux grands hommes du coin, Charles Martel,

célèbre pour avoir repoussé les Arabes à Poitiers,

et Edouard Martel, le père de la spéléologie

moderne, célèbre pour avoir mis à jour le

gouffre de Padirac entre autre.

 

 

 

HZ3 Maison de Ville, Martel

l'une des sept tours

 

 

Martel c'est aussi une petite ville très

charmante au cachet médiéval très palpable,

petites ruelles, maisons de pierres, tourelles

effilées, fleurs poussant un peu partout, vieilles

anciennes (je regrette amèrement de ne pas avoir

pris en photo celle du photographe justement),

chats, chiens, buses et oiseaux déambulent tandis

que les humains accueillent les touristes pour une

saison qui s'annonce bien mal... oui quand il pleut

tout le temps c'est pas génial.

 

 

 

HZ2 Puits, Martel

le puits

 

 

Par chance, nous avons eu de très belles

éclaircies sur Martel, jusqu'en début

d'après-midi, soit juste avant de prendre le

petit train. Mais avant d'en venir à la véritable

attraction du coin, visitons encore un peu cette

petite ville jumelée avec Tequila au Mexique, détail

qui nous beaucoup fait sourire, il faut dire qu'on

aime bien boire dans le coin.

 

 

 

HZ1 Musée, Martel

l'entrée du musée

 

 

Outre quelques jolies ruelles pavées et les

fameuses sept tours (dont celles de l'église, de

la mairie et de la garde), il y a la possibilité de

visiter un musée ou bien d'admirer une très belle

halle en bois, à l'ancienne. Bien entendu, l'église

Saint-Maur reste un des plus beaux atouts de la

ville. S'elévant à près de 45 m de hat, le clocher

est reconnaissable de loin, un joli repère donc.

 

 

 

HV8 Eglise Saint Maur, Martel

l'église Saint-Maur

 

 

Ennivré par une soif de symbolisme et de

mysticisme, le noir & blanc se devait d'être

présent, nous admirions les détails de cette

église, sa voûte, son porche, ses sculptures, la

flèche de son imposant clocher. Il devait

certainement y avoir des tas d'histoires plus ou

moins extraordinaires sur cet endroit, du moins

c'est ce que je me plaisait à croire.

 

 

 

HV4 Fronton d'églse, Martel

le fronton de l'église

 

 

Du coup, je me suis mis à chercher toutes

les statues possibles dans les environs en

admirant celles de l'église, cherchant du coin

de l'oeil pendant une bonne durée de la visite, il

me fallait en débusquer quelques unes. A

force de patience et d'observations, je fît

quelques jolies trouvailles.

 

 

 

HV5 Statue, Martel

Charles Martel, le retour... ou pas haha

 

 

 

HV6 Monument aux morts, Martel

détail du monument aux morts

 

 

 

HV7 Gargouille, Martel

près du musée

 

 

Après avoir déjeuner avec des sandwichs achetés

sur place (mes respects à l'appétit de Sébastien

et ses 3... sandwichs) et des gauffres pour le

dessert, nous nous dirigions vers la petite gare

pour prendre le train à vapeur, locomotive

d'époque, wagons à l'ancienne, crachements

de fumée toujours aussi plaisant à voir et bien

sûr secousses et bruitages au rendez-vous.

 

 

 

HZ0 Petit Train, Martel

elle est belle n'est ce pas

 

 

Comme d'habitude je ne suis pas rassuré dès que

l'on commence à frôler les ravins et les canyons, il

faut dire que ma peur du vide n'a pas cessé de

me suivre mais j'ai toujours sû prendre sur moi et

vaincre momentanément le vertige, d'une part

pour ne pas regretter d'être ou je suis et d'autre

part, pour ne pas léser mais deux compagnons, je

voulais aussi faire ce qu'eux souhaitaient faire.

 

 

 

HY9 Rocher de la Buse, Martel

une buse !!!

 

 

Et allons y pour les descentes dans les tunnels

non éclairés, les paysages à pic, les traversées de

viaduc en pierre, tout ça pour rejoindre la petite

commune de Saint-Denis-lès-Martel ou nous

n'avons pas pu voir grand chose il est vrai.

Evidemment je ne pouvais pas louper le cimetière

à flan de pente très boisé en arrivant dans le

village, forcément. A part quelques maisons, la

gare et un joli paysage, nous n'avons eu le temps

de nous attarder car le parcours nous imposait de

repartir immédiatement en nous arrêtant à la

minuscule gare de contrôle, réservée aux ouvrier

et au personnel du chemin de fer.

 

 

 

IA4 Petit Train, Saint Denis

arrêt à la petite gare juste avant un tunnel

 

 

Avant de partir pour la commune de Carennac

(sous une averse de surcroît), il me fallait vous

montrer mon plus joli cliché de notre voyage sur le

rail, en noir & blanc, juste après avoir franchi l'un des

deux viaducs du parcours (si ma mémoire est bonne).

 

 

 

HW8 Petit Train, Saint Denis

pas facile vu l'angle de vue limité vous en conviendrez

 

 

Il est temps pour moi de vous donner rendez-vous

pour notre prochaine étape, Carennac, magnifique

petite ville qui fût l'un de mes plus beaux souvenirs.

Très bon week-end à vous tous et bonne

préparation des fêtes qui arrivent à grandes

enjambées (trop grandes d'ailleurs).

 

 

Par camus - Publié dans : Photos - Communauté : Ecologie & Patrimoine
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Dimanche 11 décembre 2011 7 11 /12 /Déc /2011 16:26

 

Journal de bord d'un chasseur de légendes

 

Chapitre 76

 

Le Trou du Diable

 

 

Nous sommes au second jour de notre périple

dans le Lot, la nuit fût agitée, des trombes d'eau

s'étaient abbatues sur le camping et nous louions

notre bon-sens d'avoir choisi un mobile-home plutôt

qu'une tente, la suite du séjour ne fera que confirmer

ce choix. Profitant d'une éclaircie, il fallait commencer

par l'essentiel, les courses, il fallait bien nourir les

troupes et c'est ainsi que nous avons pû visiter le

centre-ville de Gramat, la "grosse" ville du coin avec

ses 3 500 habitants. Passé les préparatifs, le repas

et l'organisation de la journée, nous avions décider de

visiter le gouffre de Padirac, véritable joyau du

département, réputé dans toute l'Europe. Une rivière

souterrain de 23 km dont 500 m peuvent être

traversés en barque avec un guide, une stalactite

géante de 60 m de haut, une voûte pouvant s'elever

jusqu'à 91 m de hauteur, 40 km de galeries dont 2,5 km

visitables, un trou béant aussi profond qu'inquiétant.

 

 

 

 

IC8 Gouffre, Padirac

 

 

Je n'ai malheureusement pas pû retrouver

les photos de Padirac, déjà qu'elles étaient

interdites dans le gouffre... On dirait qu'une

malédiction locale s'acharnait sur nous, pauvres

visiteurs. Je m'explique, en arrivant sur Padirac,

le ciel déjà bien noir se mît à vomir des hectolitres

d'eau, nous étions rapidement trempés en sortant

de la voiture, inutile d'attendre que l'averse

passe, la pluie continua à dévaler les cieux pendant

une bonne demi-heure encore, nous obligeant à

emprunter une route détrempée et boueuses nous

obligeant à faire nos premières acrobaties avant de

nous aventurer dans le gouffre après une

bonne heure d'attente.

 

Dévalant les escaliers pour me retrouver plus

rapidemment en bas, n'aimant guère la hauteur, je

constatai que le temps devenait plus clément

alors même que je m'enfonçais sous la terre.

N'étant pas des plus à l'aise dans les endroits trop

exigüs, c'est donc avec une légère appréhension

que je m'éloignais un peu plus dans les entrailles

de la terre, dans ce qu'on appelait autrefois

"Le Trou du Diable". Il y a une légende à Padirac,

comme dans beaucoup d'endroits ou grottes et

gouffres s'exhibent aux yeux des cieux. On raconte

que le Diable qui se baladait (tranquillement et en

sifflotant) rencontra à Padirac, Saint-Martin,

toujours en quête de bonnes âmes à sauver.

Le Diable proposa à notre pieux randonneur, de lui

offrir les âmes qu'il gardait dans sa besace à

condition que le saint franchisse le gouffre que

notre malin démon s'empressa de créer en tapant

du talon sur la terre. Saint-Martin sauta sur le

dos de sa mule et d'un bond, franchissant

l'imposant gouffre sous les yeux médusés du

Diable qui rageur sauta dans le gouffre pour

ne plus jamais reparaître... sauf devant quelques

spéléologues effrayés. L'empreinte des sabots de

la mûle est toujours visible à l'heure actuelle dit on.

 

 

 

 

IC9 Lande, Padirac

 

 

Après à nouveau une heure d'attente environ, nous

nous installions avec un groupe de flamands dans

la barque mise à notre disposition. La visite fût plutôt

courte mais très plaisante, la grotte est réellement

magnifique, chère d'entrée et longue pour y accéder,

une fois sur plance on ne le regrette pas, devant

les eaux pures et les roches féeriques, le décors est

vraiment surprenant. Pas de chauve-souris en vue,

elles se sont réfugiées plus loin, mais là, il nous est

formellement interdit de continuer, les galeries

sont réservées aux spéléologues et nous devions suivre

le parcours indiqué, le lac des Gours, le grand Dôme, la

grande pendeloque, les assiettes empilées, que de

choses à voir, ce fût merveilleux. A notre sortie, nous

nous reposions dans le jardin publique en face du

gouffre et comme si le Diable s'en était mélé, nous

commencions à nous chamailler.

 

Quand nous quittions Padirac, son gouffre et son

manoir situé à peu plus loin dans le bourg, le temps

se gatait à nouveau et la pluie recommençait à

tomber, et ce jusqu'au camping... et même bien

après, la soirée s'annonçait pourrie, de l'eau

en veux tu en voilà. Qu'importe, nous avions

passé une bonne journée et nous pensions déjà

au lendemain, la visite de Martel, gros bourg portant

le nom du causse et de celui là même qui découvrît

Padirac, Edouard-Alfred Martel, le père de la

spéléologie. En attendant, si le Diable avait pû

se manifester à nous aujourd'hui, c'était sans

aucun doute sous forme de pluie.

 

 

 

note : Vous pouvez lire un de mes articles sur

mes aventures au Manoir de Paris et dans l'hotel

Saint-Merry à l'adresse suivante

http://mag.editake.com/.

J'écris un article pour chaque numéro d'Edimag, le

webzine de ma meilleure amie qui vient de publier le n°2.

N'hésitez pas à passer et à donner vos impressions.

 

 

 

Par camus - Publié dans : Hantise - Communauté : La France de l'insolite,de l'étrange et du merveilleux
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Dimanche 20 novembre 2011 7 20 /11 /Nov /2011 16:50

 

Hou hou ! Y a quelqu'un ?

 

 

 

Oui... non... enfin... bref quoi, c'est juste pour

donner quelques nouvelles, beaucoup de

travail et de rendez-vous de santé, entre la

dermato, l'ophtalmo, le labo d'anlyses, la radio,

la pharmacie ou l'opticien, y en a des choses à

faire pour certainement pas grand chose... Donc

en attendant que viennent mes prochains articles

sur lesquels je patauge, voici quelques photos

suplémentaires de mon dernier périple à Paris.

 

 

 

IC2 Eglise Saint Merri, Paris

 

 

IC3 Eglise Saint Merri, Paris

 

 

IC6 Hotel de ville, Paris

 

 

IC7 Hotel de ville, Paris

 

 

Régalez-vous, je passerai visiter quelques

blogs d'ici la fin de la journée. Bonne fin

d'après-midi en ce beau dimanche ensoleillé.

 

 

Par camus - Publié dans : Photos - Communauté : La France de l'insolite,de l'étrange et du merveilleux
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  • : Ce blog est avant tout consacré au fantastique, au surnaturel et évidemment aux photos qui pour la plupart du temps sont dans cette ambiance. La plupart des photos sont de moi (sinon c'est précisé). Je raconte aussi des légendes du monde et sur les lieux de mes sorties. La féerie, l'imaginaire et l'ésotérisme ont aussi leur place dans ce blog, cela viendra avec le temps et l'inspiration, histoire de ne pas se concentrer uniquement sur le paranormal.
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  • 95 Val d'Oise
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  • Je suis passionné d'images, de photo, de cinéma, de musique,de jeux vidéo, de contes et de légendes et d'art en général. Je suis également féru d'astronomie, de lecture et de voyages. J'aime l'aventure, le fantastique et le surnaturel. Je sai

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