Dimanche 22 novembre 2009


Journal de bord d'un chasseur de fantômes


chapitre 50


Dans les pas du géant



note : Le château de Gency est maintenant
visible sur l'article Châteaux du Val d'Oise.




Mon périple Val d'Oisien a encore quelques facettes
à vous dévoiler car aujourd'hui c'est du côté de Cergy
que je vais vous emmener. Oui j'ai encore des choses à
dire sur le coin et plus particulièrement sur Vauréal.
Alignement mystique et géant fantasmagorique sont
au programme, suivez le guide.








Alors que j'avais quartier libre une matinée dans
ma semaine de travail, je décidais de me rendre à
Cergy pour y dénicher les quelques menhirs, ces
pierres mystiques ancestrales, ainsi que quelques
anecdotes de plus sur le géant de Rabelais,
Gargantua. Il était relativement tôt quand je
débarquais à la gare de Cergy-Préfécture... pas de
temps à perdre, juste changer de train pour me
rendre à Cergy-Saint Christophe.








Arrivé à l'endroit voulu, je n'ai qu'à sortir de la
gare et admirer l'immense horloge... mais là n'est
pas le but de mon voyage, je me met à la recherche
du menhir de Saint Christophe, hélas celui ci semble
ne plus exister... quel dommage. Il est environ 8h 30,
je me décide à emprunter l'Axe Majeur, je passe
par la place des Colonnes, je contourne la tour du
Belvédère et je traverse l'esplanade de Paris pour
arriver au fameux monument de l'Axe Majeur.








J'admire quelques minutes le panorama qui s'offre
à mes yeux, il ne fait pas assez beau pour bien voir
les silhouettes de la Défense, en revanche les étangs
de Cergy-Neuville sont parfaitement visibles. Je passe
par le parc de Saint Christophe pour ensuite longer
la départementale menant au hameau de Gency qui
est à cheval sur les communes de Cergy et de Vauréal.
L'occasion de prendre en photo le château de Gency...
très difficile à approcher à cause des murs et
des arbres... tant pis.








Petite consolation à Vauréal avec le sympathique
monument aux morts, l'architecture de la batisse
derrière ne m'inspire guère, je préfère me diriger
vers l'église de Notre Dame de l'Assomption, une
vieille église pleine de charme, la ruelle montante
dite du cimetière me plait également, de toute façon
d'après le plan c'est celle ci que je doit emprunter.
J'arrive forcément devant le cimetière mais chose
rare, je n'y pénètre pas... non pas que l'idée me
déplait mais le temps et la météo jouait contre moi
d'ou l'interêt de trouver fissa ma destination finale.







Un petit sentier semble s'enfoncer dans le bois
au sud du quartier du Marais, c'est celui que je
cherche, il mène directement au dolmen de Vauréal.
Mais avant d'arriver sur ce petit plateau circulaire,
il va falloir faire de la grimpette et ne pas se casser
la marboulette car c'est boueux et glissant. Aussitôt
dit, aussitôt fait, voilà que ma cheville droite (pour ne
pas changer) me fait un petit tour à 60° avant de me
faire entamer un moonwalk du pauvre. Si c'est une
blague des esprits protegeant le site, j'ai pas apprécié.








Mais me voici arrivé, un petit sentier semble
s'enfoncer dans la terre, il est bordé de pierres
usées par le temps, la grande pierre qui devait
former le toit du site n'existe plus et pour cause, il
s'agissait d'une de ces fameuses pierres qui roulent,
parlent et tournent... elle s'est fait la malle, laissant
ses soeurs à leur triste sort. Décidément ces pierres
légendaires sont bien mystérieuses... et facétieuses car
le menhir de Saint Christophe nous a fait le même coup.
Ah oui j'avais oublié de le préciser, lui aussi est une
de ces pierres mythiques.







Je me laisse aller dans mes pensées, ces pierres
sont magnifiques mais barbouillées de graffittis...
décidément on ne respecte plus rien en ce monde !
Enfin, je termine de m'imprégnier de l'atmosphère
fantastique de cette petit formation rocheuse qui ne
paye pourtant pas de mine. La grande allée menant au
coeur de ville de Vauréal se nomme Allée du Dolmen,
un nom qui me plait bien.

Mais alors que vient faire Gargantua là dedans ?
Comme vous vous en doutez, les pierres en question
ont aussi attiré notre géant qui s'est empressé de
jouer au palet avec. Il devait ignorer la puissance
de ces pierres vivantes et hop voilà qui les envois
valdinguer à 6 lieues... pour atterrir à Vauréal et à
Cergy. Le géant de Rabelais à eu une grosse influence
dans la région, pour preuve la statue monumentale
du parc Mirapolis (aujourd'hui fermé) à Courdimanche,
à la limite de Cergy, représentait Gargantua en personne
et s'élevait à 35 mètres de haut.







Comme vous devez vous en douter la statue à été
détruite et si les menhirs de Vauréal ont persisté dans
le temps, Gargantua et son précepteur Ponocratès (et
non Pentagruel comme certains le pensent) ont fichu le
camp pour la forêt de Fontainebleau, laissant les pierres
val d'oisiennes orphelines et bien embarassées d'être
plantées dans les empreintes du géant.


Cet article est dédié à Coralie qui souhaitait
en savoir plus sur les légendes de Cergy.



Par camus - Publié dans : Hantise - Communauté : Photographes du Surnaturel
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Jeudi 19 novembre 2009


Journal de bord d'un chasseur de fantômes


chapitre 49


Fragments d'outre-vie



Comme je l'avais annoncé lors de mon précédent
article, ce jour est pour moi un peu spécial mais
malheureusement pas dans le bon sens. Alors à jour
spécial, article un peu spécial. Il sera aujourd'hui
question de Saint Prix et de ses légendes mais
également d'un hommage que je me devais de
faire il y a déjà fort longtemps, trop longtemps.








C'est le coeur empli de tristesse que je suis revenu à
Saint Prix ce matin, mais ce n'est pas parce que l'heure
n'est pas à la fête que la couleur doit être absente.
C'est donc une nouvelle fois en couleur que s'illustreront
les photos de cet article. Avant d'arriver à destination,
laissez moi vous conter les quelques mystères qui èrent
dans Saint Prix et la forêt de Montmorency.







Vous vous rappellez très certainement de ce moine
assassiné dans la forêt de Montmorency, le bon Uriel
protecteur des sangliers et des marcassins. Si il lui arrive
de se manifester aux abords de Montmorency, c'est près
du château de la Chasse que sa présence est la pus forte
ainsi que dans la partie de la forêt se nommant Sainte
Radegonde (Saint Prix et Montlignon). Je n'ai jamais vu ce
fantôme, ni même senti sa présence mais près de l'étang, j'ai
souvent pensé que les animaux y étaient en paix et en sécurité.









La place de la fontaine aux pélerins est aussi un endroit
sous protection invisible. Il ne s'agit pas d'un moine mais
d'un saint, Saint Pry qui fût mutilé et assassiné et donc
les reliques entreposées il y a fort longtemps en ce lieu.
Outre le panorama, on y ressent la quiétude et la sérénité.
Saint Pry veille sur ses pélerins et sur les coeurs purs.





 


Face à la place et sa fontaine se trouve l'ancienne
mairie ainsi qu'une cavité se trouvant au pied du jardin
de l'église, une petite fontaine s'y trouve ainsi que la
statue d'un saint. Vous l'aurez deviné, il s'agit de Saint
Pry qui veille sur les visiteurs, bien à l'abri dans sa roche.
Que l'on soit croyant ou non, il faut reconnaître que la
sensation de paix est vraiment palpable, le calme de la
ville jouant en la faveur de cette sensation très agréable.








On pourra remarquer qu'il manque un membre à la
statue mais je ne vous dit pas lequel, je vous laisse
chercher si cela vous interesse. Après nous être penchés
sur le moine Uriel et Saint Pry, tournons nous à présent
vers l'église Notre Dame, pas la récente près du centre
commercial, non la plus ancienne, celle qui surplombe la
ville du haut de son clocher.








En faut en regardant cette église j'ai pensé à un
orgue, puis j'ai pensé au compositeur Olivier Messiaen
qui fût organiste à léglise de la Sainte Trinité
dans le IXème arrondissement de Paris. Ce dernier avait
séjourné quelques temps dans le coin avant de s'éteindre
à Clichy la Garenne. On raconte que parfois son fantôme
se pose dans une des clairière de la forêt et y griffonne
quelques notes sur son carnet. C'est une légende bien sûr
mais nul doute que si le spectre d'Olivier Messiaen devait
apparaitre, c'est du côté de Saint Prix tellement le coin
en a inspiré plus d'un.








Quand on parle d'inspiration, comment ne pas penser
à Victor Hugo qui séjourna quelques temps à Saint Prix,
plus exactement au château de la Terrasse (face au
couvent de Masabielle) pou y écrire Les Contemplations.
Au son de ce titre fort évocateur, on se met nous aussi
à contempler la vue sur la vallée mais aussi su la forêt, on
cherche à quoi peut bien ressembler la tour du Plumet ou
l'ancien Domaine de Saint Prix gardé par ces gargouilles
fantastiques dans un petit square qui donne sur
l'ancienne grande rue.








Après avoir passé au crible les légendes de Saint Prix
et mes ressentis sur ces dernières, il est temps de
passer à la seconde partie, la plus importante pour
moi, il s'agit d'un hommage, un moment de recueillement
envers une personne disparue. Si vous n'êtes pas tentés
par la lecture, passez donc votre chemin je ne vous
en tiendrais pas rigueur.



Jeudi 19 novembre 2009



A Adélaïde...



Il est environ 8h quand je retrouve Ophélie sur le quai
de la Gare de Gros Noyer-Saint Prix, elle a apporté
les fleurs que nous avons tous les deux choisis il y a peu
pour ce jour. Les retrouvailles sont brèves, les sourires
sont là mais le coeur n'y ai pas, nous devont nous dépécher
car chacun va bientôt débuter sa journée de travail.








Il ne fait pas encore complètement jour, les rues sont
assez calmes, tant mieux nous avons besoin de tranquilité
pour nous rendre à l'endroit voulu. C'est le pas lourd que
nous arrivons en vue du temple d'Amour dans les beaux
quartiers de Saint Prix. Nous n'avons pas choisi cet
endroit au hasard loin de là.








Arrivés devant les marches du petit temple, le pas
ce fait un peu plus hésitant. Nous nous arrêtons devant
le portique, nous nous partageons les fleurs que nous
déposons chacun à tour de rôle, puis vint le silence, une
minute qui semblait aussi longue qu'une année entière,
un an passé à ne rien dire, à contenir notre chagrin
et notre désarroi.








Si nous avons choisi cet endroit c'est parce que
nous savions qu'à des kilomètres à la ronde, c'est
celui ci qu'elle affectionnait le plus, le petit bassin
dans lequel elle trempait ses pieds quand elle était petite,
les fleurs qu'elle s'entêtait à humer le parfum trop léger.
La grille qu'elle essayait d'ouvrir pour découvrir on ne sait
quel coeur en perdition, les marches sur lesquelles elle
s'asseyait et écrivait...


Ophélie avait rédigé un petit texte qu'elle nous as lu
d'une voix mal assurée mais dans un élan de sincérité.



"Je sais, tu vas te demander ce que nous
fesons là tous les deux

A soulever des souvenirs passés et à radoter
comme de vieilles pies.

Pourtant c'est la première fois depuis longtemps
que nous ne nous sommes pas réunis ici

On a l'air fin avec nos fleurs et nos larmes
Mais on y peut rien tu nous manques

On sait bien qu'on doit continuer, qu'on doit avancer sans toi
Pourtant on ne peut s'empêcher de nous arrêter et de penser.

Si tu étais encore là, tu nous aurais stoppé de suite
Et tu nous aurais décoché de ton plus beau sourire.

Oui ça fait déjà quatre ans que tu t'en es allée
Pourtant avec Amaury c'est la première fois
qu'on se retrouve ensemble
Ici, cet endroit que tu chérissais tant

Oui je sais, nous sommes de vrais escargots tous les deux
Ou peut être qu'on avait peur... c'est idiot non ?
Peur de quoi ? Peur du trou béant que tu laisses
La crainte d'être seuls, d'avoir mal ou même
seulement de penser

Si tu ne veux pas qu'on pleure, laisse nous au
moins penser à toi
Te montrer qu'on ne t'oublie pas et que tu resteras
toujours dans nos coeurs...
Que tu arriveras à lire sans peine comme d'habitude


Ton enquiquineuse d'Ophélie"








Ce fût un moment très fort, nous sommes restés
quelques instants au temple d'Amour puis nous sommes
aller voir les deux maisons qu'elle affectionnait beaucoup,
celle qu'elle appellait la villa de la Reine et la mairie
actuelle avec son parterre de fleur et sa fontaine. Les
photos ne datent pas de ce matin, il fesait trop sombre
mais je tenais à vous les montrer car elles sont très jolies.








Il était déjà l'heure de se quitter, nous devions
chacun nous rendre à nos emplois respectifs. On
s'est dit, on remets ça dans 10 jours mais pour un
truc joyeux cette fois ci. Car oui le 29 novembre
nous célèbrerons la naissance de celle que nous
venions de pleurer il y a quelques instants.


A Adélaïde (1987 - 2005)
qui restera toujours au fond de nos coeurs.




Par camus - Publié dans : Hantise - Communauté : Photographes du Surnaturel
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Mardi 17 novembre 2009


Journal de bord d'un chasseur de fantômes


chapitre 48


De la couleur viendra la lumière



Aujourd'hui j'ai beaucoup hésité, j'avais dans un
premier temps l'intention de vous présenter les
légendes de Saint Prix mais finalement je me suis
ravisé et j'ai décidé de reporter l'article au 19
novembre, une date très importante pour moi. Du coup
en redonnant un coup de jeunes à mes photos de Saint
Prix j'ai eu l'idée de faire de même pour celles d'Auvers
sur Oise car c'est bien des légendes de cette ville dont
il va être question aujourd'hui.








Alors une fois n'est pas coutume, c'est sous le signe de
la couleur que se déroulera cet article, au placard le noir
& blanc, il en sera de même pour Saint Prix. Pour illustrer
de tels, il faut de la vie, que sa pète et que ça en jette. Les
photos ne sont pas nouvelles mais certaines sont inédites
car je ne les avais jamais publié ni sur le blog ni sur
Facebook. Les autres paraissent plus jeunes et c'est
bien l'effet que je voulais donner aux images.








Auvers sur Oise est une petite ville célèbre marquée par
le passage de nombreux artistes, on peut y voir l'atelier
Daubigny et le musée Daubigny ainsi que le buste de cet
homme près de l'église Notre Dame. Il y eu bien sûr le
sculpteur Zadkine qui fît une représentation du peintre
Vincent Van Gogh, l'oeuvre se trouve dans le jardin Van
Gogh près de la mairie. Van Gogh un nom qui hante
maintenant les rues d'Auvers, du quartier de Valhermeil
à celui de Cordeville en passant par Chaponval et
le Petit Auvers.








Vincent Van Gogh était un impulsif, il peignait une à deux
toiles par jour, un homme rongé par la solitude, sans
femme ni enfant, entretenu par son frère Théo. Dépréssif
et psychothrope, Van Gogh s'était brouillé avec le docteur
Gachet qui fût son ami. C'est le fils de ce dernier qui a
assisté aux derniers instants du peintre avant que celui ci ne
mette fin à ses jours en se logeant une balle dans le coeur.








Le fils du docteur Gachet nous raconte donc l'achèvement
de la vie du peintre, il insiste sur le fait que rien de
malhonnête n'a été formenté par lui ou par son père à
l'encontre de l'artiste et de ses oeuvres. Aucune toile n'a
été volée, il nous raconte qu'au moment de mourir, l'éternel
malade avait vu la couleur. Rimbaud avait également vu
cette fameuse couleur avant de pousser son dernier soupir.
Une couleur se transformant en lumière divine, signe que
de tels génies perdureront à travers les siècles et les âges.








D'après le fils du docteur Gachet, Van Gogh semblait
serain au moment de sa mort, il disait qu'il avait certes
échoué dans sa mission sur terre mas que cette dernière
était bien achevée et que c'était bien là. Reconnaissant
envers son frère Théo, marchand de tableaux et envers
le docteur Gachet, son esprit apaisé pût quitter l'enveloppe
charnelle... le fantôme du peintre n'a donc pas lieu de se
manifester en ces lieux.








Pourtant si le fantôme de Van Gogh ne semble pas exister,
son ombre si, et l'esprit du malade semble être palpable
dans toute la ville, du café Ravoux à la maison du docteur
Gachet en passant par le cimetière, le château de Léry, ses
jardins et le champ aux Corbeaux. Le musée Van Gogh et
le musée Daubigny sont empreints de l'âme de cet homme
si malheureux durant son existence et si choyé après sa
mort. Le cimetière est magnifique, calme et paisible, la vue
sur l'église est très belle et l'isolement du site par rapport
au bourg confère à l'endroit une aura toute particulière.



Ma vision de l'âme de Van Gogh
et d'Auvers sur Oise




Voilà ce qui caractérise le mieux pour moi Vincent
Van Gogh et la ville d'Auvers sur Oise, la tristesse
et la solitude représentée par le cimetière, la douleur
et le mal être sont représentés par les nuages d'un ciel
tourmenté qui s'efface et laisse la place au soleil étincelant
qui symbolise à la fois la blessure fatale et la lumière qui
apparait au peintre.

Alors oui c'est très saturé, les couleurs ne font pas très
naturelles mais j'ai voulu donner un effet "aquarelle" à ce
cliché pris très tôt au cimetière d'Auvers. Je sais je n'ai pas
l'habitude de montrer les cimetières mais c'était
indispensable à mon article.







Au final même si Cézanne et Pissaro ont séjourné à
Auvers, aucune présence n'est plus forte que celle de
Vincent Van Gogh, le fantôme de son mal être habite
encore certains lieux de la ville et l'ombre de son géne
plane au dessus des champs et des toits de la commune.
J'espère que cet article plaira, notamment à Sittelle
et à Raymonde mais aussi à Laetitia a qui ce sujet
devrait rappeller quelques bons souvenirs.

La visite d'Auvers me laisse toujours un souvenir spécial,
un mélange de mélancolie et d'emerveillement, la nostalgie
se mêle à l'amertume pour former une douceur qui laisse un
sentiment d'innachevé dans le coeur de ceux qui viennent voir
le coin. Peut être est ce cela la couleur, cette lumière
extraordinaire qui s'échappa de la blessure du peintre.



note :
Je vous invite à visiter le blog d'Aimée, il est très joli et
on y trouve de tout, ses animaux, ses promenades, ses travaux
en points de croix, le tout dans une ambiance chaleureuse et
conviviale. N'hésitez pas à consulter son blog pour y découvrir
son univers si accueillant.




Par camus - Publié dans : Hantise - Communauté : Photographes du Surnaturel
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Samedi 14 novembre 2009


Journal de bord d'un chasseur de fantômes


chapitre 47


Anges et démons



Lorsque je suis allé à Ermont pour y faire quelques
photos, j'avais eu vent d'une histoire quelque peu étrange.
N'aimant pas faire les choses à moitié, j'ai eu l'idée d'aller
rechercher les lieux dont parlait cette légende mettant en
scène Séraphin et le Malin, premier rendez-vous avec le
fantastique à l'église Saint Flaive.








L'histoire narre la mésaventure d'un homme pieux
nommé Séraphin, un abbé qui vivait dans la chapelle
Saint Flaive à Ermont. Chapelle qui est maintenant
devenue une belle église au choeur moderne et au clocher
mélangeant le roman et le byzantin. Ce Séraphin était un
homme bon mais il ne pouvait s'empêcher de jouer les
voyeurs quand une jeune femme passait deux fois par
semaine prendre de l'eau à la fontaine.








Un jour, n'y tenant plus, il sorti de sa cachette pour
aller vers la belle jeune femme mais celle ci se moqua
de lui en lui avouant savoir être épié par Séraphin, son odeur
le trahissant à chaque fois. L'homme de Foi cogita toute la
journée et le soir il décida d'aller se laver dans la fontaine.
Mais à peine eu t'il commencé ses ablutions que la jeune fille
du midi se mît à découvert pour ce moquer du pauvre homme.
Honteux celui ci alla se réfugier dans sa chapelle on s'excusant
auprès de Dieu d'avoir été tenté par le Malin... car c'est bien
le Diable qui était embusqué pour pervertir Séraphin, il retenta
une fois avec une jeune fille nommée Eve. Mais quand l'abbé
engagea la conversation avec elle, ils entendîrent Dieu marcher
près d'eux comme dans la Génèse et ils durent se cacher.








Après coup, le pauvre Séraphin renonça définitivement à
la tentation du démon de midi et se consacra entièrement
à Dieu et à la prière au grand dam de notre ami le Diable.
Si j'ai pu retrouver facilement l'église de Séraphin, la
fontaine était plus ardue à retrouver puisqu'on ne sait
pas si elle se trouvait à Sannois ou à Ermont. Près de la
gare de Cernay et donc près de l'église se trouve une
fontaine moderne au centre d'une place circulaire. Je
crois avoir trouvé la dite fontaine, l'endroit est idéal pour
une embuscade du démon et l'emplacement proche par
rapport à l'église me mettent la puce à l'oreille.

Je m'approche plus près de la fontaine qui se trouve au
centre d'un rond-point. Hélas il ne s'agit que d'une fontaine
fermée, impossible de voir sous la plaque d'acier et impossible
de s'y baigner... peut être cela vaut il mieux, nous ne serons ainsi
plus tentés comme ce pauvre diable de Séraphin... au nom divin.



Par camus - Publié dans : Hantise - Communauté : Photographes du Surnaturel
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Jeudi 12 novembre 2009


Ermont, Val d'Oise


A première vue, rien ne semblait me plaire dans cette
ville du Val d'Oise mais en cherchant bien, j'ai pu y
trouver deux/trois batiments interessants dont l'un
d'entre eux fait l'objet d'une légende. Avant d'aller
taquiner les contes fantastiques d'Ermont, je vous
propose pour le moment une petite visite toute
simple de la commune.





l'hotel de ville, sympathique



Ermont forme une petite aglomération avec Eaubonne
avec laquelle elle est souvent confondue mais ce sont
bien deux villes différentes. Eaubonne avait déjà fait
l'objet d'un article, ses vieilles maisons et ses petits
châteaux m'avaient conquis, Ermont est une ville un poil
plus dense avec 27 000 habitants (22 000 pour Eaubonne)
et surtout une grosse importance dans le milieu férroviaire.





la cabine téléphonique de la mairie



En effet, Ermont est desservie par 4 gares différentes,
la première est celle d'Ermont Eaubonne, une des plus
importantes gares de la région (après celles de Paris et
celle de Juvisy), elle dessert les lignes H (Paris Nord /
Pontoise / Persan Beaumont) et L (Saint Lazare), ainsi
que le RER C (Pontoise / Argenteuil), une gare routière se
trouve à proximité, la gare est à cheval sur les communes
d'Eaubonne et d'Ermont.





une petite curiosité du centre culturel



Les autres gares sont celles de Ermont Halte, Gros-Noyer
Saint Prix (qui se trouve bien sur le territoire de la commune
d'Ermont) et Cernay. Bref ça en fait des trains et des
annonces SNCF. La mairie est assez jolie et possède un jardin
municipal fort agréable à arpenter, arbres exotiques, arbres
régionaux, parterres de fleurs et cabine téléphonique
anglaise font partis des lieux.





le parc de la mairie


A proximité du parc se trouve le centre culturel qui
expose quelques curiosités, une statue d'un clown se trouve
entre le jardin et l'allée menant au centre... insolite mais
très plaisant, j'ai tout de suite trouvé mon coin préféré
dans cette ville très urbanisée. Tenez voici la photo de
cette jolie statue assez originale.





qu'elle est belle cette statue costumée



Si l'on se dirige vers la gare de Cernay, on passe devant
une belle église, celle de Saint Flaive, c'est elle qui fait
l'objet d'une légende. Plus de détails dans le prochain
article, plus loin, juste devant la gare de Cernay se trouve
une place circulaire avec une fontaine, certes pas très belle
mais qui a le mérite d'embellir la place, elle est également
liée à la légende.





l'église Saint Flaive


Je n'ai pas été vache, je vous montre tout de suite
l'église que vous redécouvrirez dans le prochain article
mais hors de question de vous en dire plus et de vous
montrer la fontaine sinon je n'aurai plus de matière
pour illustrer les légendes d'Ermont. Tenez pour le coup,
les fidèles savent que j'adore parler des grandes tours,
alors autant vous montrer le point culminant de la ville.





la grande tour des Chênes



Il s'agit d'un immeuble résidentiel situé au coeur
de la résidence des Chênes, elle est surnommée la
Grande Tour (mais je préfère l'appeller Tour des
Chênes) et s'élève à 60 mètres de hauteur, ce qui en
fait le plus haut immeuble résidentiel du département
aux côtés de la tour du 8 place Charles de Gaulle à Saint
Gratien. Le plus haut immeuble du Val d'Oise reste la tour
EDF GDF de Cergy (86 mètres) et la plus haute structure,
l'émetteur de Mantes-Maudétour (220 mètres) à
Maudétour en Véxin.


Bien c'est sur cette parenthèse architecturale que s'achève
la visite, vous retrouverez les légendes d'Ermont lors du
prochain article. D'ici là, grosse pensée pour Jéjé, qui
s'il me lit, reconnaîtra bien sa ville... tiens d'ailleurs cher
Jérôme je te dédicace cet article !



Par camus - Publié dans : Photos - Communauté : l'art de partager son art
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Mardi 10 novembre 2009


Journal de bord d'un chasseur de fantômes


chapitre 46


Les entrailles de la forêt



Durant mon excursion à Montmorency, j'avais
ressenti que les lieux étaient nymbés de mystères
et de légendes. Je n'avais qu'à voir la collégiale ou
bien les manoirs de la cité pour m'en rendre compte.
Resté sur ma faim, je me suis décidé à faire quelques
recherches sur le coin et outre son passé historique
très riche, quelques légendes tenaces hantaient
encore les lieux.








La partie orientale de la forêt est hantée par un
fantôme, celui du moine Uriel assassiné par un noble
chasseur qui fût jugé mais acquitté par rapport à son
rang dans la société. Ce moine aimait les animaux et plus
particulièrement les sangliers et les marcassins. On dit
que s'il venait à mourir, c'est sur le dos d'un marcassin
qu'il souhaiterai monter au ciel... et c'est bien sous
cette forme que vous risquer de le voir.








On pourrait croire le fantôme du moine assoiffé de
vengeance, mais non, ce gentil fantôme écolo s'evertue
encore de nos jours à protéger les animaux de cette
forêt des chasseurs et d'autres dangers causés par
les hommes. Evidemment les sangliers et les marcassins
étant ses bêtes préférées, ils sont naturellement privilégiés
par rapports aux chevreuils et autres renards. On appelle
également ce drôle de spectre, l'ange gardien des marcassins
et c'est du côté du château de la Chasse (Saint Prix) que
l'on a le plus de chance de l'appercevoir, mais les
hauteurs de Montmorency seraient suceptibles 
de laisser apparaître le revenant.








Il est une légende moins douce qui subsiste en ces
lieux, le château du Duc de Dino a été batti sur le site
de l'ancien château de Montmorency, lui même batti sur
les ruines du petit château érigé sur le Mont Morency
à l'époque des invasions normandes. Ce château habriterait
le fantôme du princesse maudite, Gwenhyvar. Fille du roi
Kullhwch (oui je sais c'est imprononçable), fût condamnée
par un pieux mensonge de ses parents à attendre
eternellement qu'un chasseur loyal et franc viennent
sauver son royaume, celui de Mondenvray.








Cette dame blanche apparue sous la forme d'une
laie aux yeux du chasseur Séverin au teint pâle comme
la neige. Elle su convaincre le jeune home dont la femme
allait accoucher, de venir sauver son royaume. Séverin
accepta mais lorsqu'il arriva au palais de glace du roi, plus
inquiet pour sa femme, il tourna les talons un instant. Mais
à ce moment là, le royaume, son roi et son plais étaient
déjà tombés dans l'oubli et le fantôme de Gwenhyvar
était à nouveau condamné à hanter le Mont Morency et
son château qui changera de style et de propriétaire
jusqu'au XIXème siècle ou il sera acquit par le duc de Dino.







Lorsque je m'en retournais moi aussi, je me rappelle
avoir fixé les flèches accérées de la collégiale Saint
Martin, trouant un ciel chargé et menaçant. Je savais la
forêt toute proche et les coins verts nombreux dans la
cité. A présent je me demande si j'aurais pu tomber sur
le fantôme du moine ou Uriel ou pire ce celui du blanc
fantôme de la motte, tel était le surnom de la dame
blanche Gwenhyvar, au détour de quelques arbres
derrière l'inquiétant château du Mont Morency.



Par camus - Publié dans : Hantise - Communauté : Photographes du Surnaturel
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Dimanche 8 novembre 2009


Journal de bord d'un chasseur de fantômes


chapitre 45


Le lac des miracles



Il y a un petit quelque chose qui m'a plus interessé que
d'autres à Deuil la Barre, une histoire très ancienne,
remontant aux premières heures du catholicisme, je veux
parler de Saint Eugène, un personnage nimbé de mystère
qui aurait été sauvé des eaux d'un lac... ce lac je l'ai
retrouvé, il s'agit du Lac Marchais situé bien evidemment
à Deuil la Barre. Suivez le guide.








Eugène est un catholique, archevêque de Toléde, il est
revenu en Gaule, son pays alors que l'empereur romain
Domitien avait ordonné une nouvelle chasse aux chrétiens.
Denis a été fait décapité à Lutèce et Eugène ? Il a subi
le même sort, après avoir été arrêté et torturé, il fût
décapité et jeté dans le Lacus Mercasi, le fameux lac
Marchais de Deuil la Barre

Cinq siècles plus tard, le seigneur de Deuil, Montmagny et
Groslay eu une vision dans son sommeil, celle d'un veillard
à la barbe blanche lui montrant le corps d'un saint au
fond du lac attendant une sépulture descente. Après avoir
fait fouiller le lac, on retrouva le corps intact et
parfaitement conservé d'Eugène, sa tête avait été retrouvée
près de lui, enfouie elle aussi dans la vase. On fît construire
un oratoire portant le nom du saint à Deuil... qui laissa place
à une église par la suite.








L'église aurait été le lieu d'un pélerinage suite à un
miracle bien étrange, en effet les eaux du lac prîrent
une teinte rouge sang après construction de l'oratoire, le
sang d'Eugène le saint sauvé des eaux. Peu impore ce
qu'en pense les scientifiques et les esprits logiques, ce fait
est assez interessant et je me devais d'aller voir sur
place. L'église m'avait bien plus, j'avais apprécié contempler
ses angles arrondis, ses pierres et son clocher. Une jolie
place entoure l'édifice religieux, je ne sais pas si la fontaine
est une référence au lac mais elle embelissait très bien le coin.








Arrivé au lac, je fût déçu, l'endroit était fermé, l'été
il sert de terrasse pour ceux qui veulent flâner au bord
du lac tout en sirotant  un coctail... du grand n'importe
quoi. Un panneau explicatif indique l'histoire de ce lac,
après avoir tout lu, il semblerait que plusieurs miracles,
de plus faible importance certes, aient eu lieu ici, au bord
de cet étang car il s'agit plus d'un étang que d'un lac.

Pourtant malgré les grillages, les murs de la loge d'accueil,
le débarcadère et les poubelles à proximité, je ressenti
une certaine sérénité, une sorte de paix intérieure
vient en vous et vous vous mettez à contempler les eaux
saintes, l'esprit complètement vidé, un endroit magique.
j'avais l'impression d'être observé par Eugène, le saint
méconnu puis oublié qui fût ensuite sauvé des eaux.



Par camus - Publié dans : Hantise - Communauté : Photographes du Surnaturel
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Jeudi 5 novembre 2009


Deuil la Barre, Val d'Oise


note : Le château de la Chevrette vient d'être
rajouté à l'article "Châteaux du Val d'Oise"



Aujourd'hui nous allons délaisser un peu les légendes
et autres hantises pour découvrir une autre ville du
Vald'Oise, il s'agit de Deuil la Barre, commune peuplée
d'environ 20 000 habitants et désservie par les gare
de Deuil-Montmagny et La Barre-Ormesson, une ville
qui ne m'a interessé que très tardivement lorsque j'ai
découvert quelques histoires pour le moins mystérieuses
si ce n'est surnaturelles en ses murs. Alors tant qu'à
faire, voyons ce qu'il y a d'autre d'interessant par ici.





le château de la Chevrette


Mon objectif était de me rendre dans les hauteurs
de la ville, à la frontière de Grolay la commune voisine,
pour cela je devais quitter la gare de La Barre-Ormesson
et traverser le centre-ville. Au passage je fût surpris
de voir un joli batiment niché dans son parc. Il s'agit du
château de la Chevrette. Louis XIV y aurait fait un
passage durant son règne, quel prestige pour cet édifice.





la place de l'Eglise



Après être passé devant une jolie villa aux allures pour
le moins bucoliques, j'arrive devant la rue principale et
la Place de l'Eglise. Une fontaine m'accueille, ainsi qu'un
manège et bien sûr l'église qui est assez belle il faut
le reconnaître.




la fameuse fontaine de la place



Je vous parlerai plus longuement de cette église dans
l'article prochain, je crois qu'elle a été rebaptisée
Notre Dame mais qu'elle portait le nom de Saint Eugène
auparavant. Une nouvelle photo sera visible de ce
charmant édifice religieux la prochaine fois. Continuons
notre promenade et faisons un petit détour pour
admirer le massif mais charmant hotel de ville.








Cette mairie possède deux énormes cheminées ainsi
qu'une horloge certes moderne mais c'est un détail que
je me devais de signaler. Une plaque commémorative et
quelques drapeaux  se trouve à proximité de l'imposante
porte d'entrée. Une rue sans trottoir située un peu plus
haut m'avait laissé une forte impression également mais
sans trop savoir pourquoi.


Cet très courte visite s'achève ici car je n'ai pas
trouvé tellement de choses dans la ville suceptibles
d'êtres montrées ou même seulement racontées. Par
contre si vous êtes restés sur votre faim, je vous invite
à patienter jusqu'au prochain article consacré aux
légendes de Deuil avec un petit détour vers le lac
Marchais à la découverte de Saint Eugène.

Pour vous faire patienter, je vous invite à consulter la
dernière critique de Fei concernant le premier album
de Era visible sur La boîte à musique de Fei.

Bonne journée à toutes et à tous !!



Par camus - Publié dans : Photos - Communauté : l'art de partager son art
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Mardi 3 novembre 2009


Journal de bord d'un chasseur de fantômes


chapitre 44


Danse de fous



En ce beau jour de novembre, c'est à nouveau dans un lieu
déjà visité que je vous emmène, Saint Martin du Tertre
surnommée le "Balcon de l'Ile de France". Culminant à
200 mètres d'altitude à l'orée de la forêt de Carnelle, cet
endroit avait déjà tout pour séduire, pourtant je n'avais
rien trouvé de surnaturel dans le coin jusqu'à peu.








Dans ce petit coin de l'arrière pays, se trouve des choses
fort intrigantes, je vous avait parlé de la fameuse Pierre
Turquaise. A t'elle un rapport avec le géant Gargantua ? Je
n'en sais trop rien, car cette pierre semble être là depuis
des lustres puisqu'elle date du néolithique. Les habitants du
coin vivait alors dans des cabanes au beau milieu d'une forêt
massive et profonde, les forêts étaient beau plus importantes
en ces temps forts reculés.








Sachez que si les conditions de vie étaient très rude et
la décoration des habitations très rudimentaires, ces gens
là enfouissaient déjà leurs morts sous des pierres, des allées
couvertes. Le plus grand site mégalithique de la région était
et est toujours celui de la fameuse Pierre Turquaise qu'on
appellait alors Puits aux elfes.








Cette pierre était une entrée vers le Monde de dedans
peuplés par les elfes, les lutins, les korrigans, les farfadets,
les gobelins, les léprechauns, les kobolds et les nains. Bref
que du beau monde et ceux habitants la Pierre avait fait de
la tombe un endroit magnifique et paisible gardé par les
animaux de la forêt de Carnelle. Le Puits des Elfes était
alors le pays des minuscules vald'oisiens.







Si les elfes sont représentés comme des génies de l'air et
de la forêt, il en est tout autre des lutins, petits démons
espiègles et farceurs se manisfestant souvent la nuit. Les
lutins tout comme les elfes aimaient danser et ne se privaient
pas pour se déhancher devant la pierre au grand dam des
occupants de la tombe et des rares passants. Comme si
cela ne suffisait pas, la grande malice des lutins les
poussaient à voler et à se voler entre eux.








Tout ce petit monde était entrainé par Jhi, le lutin et chef
de la tombe, un grand danseur également, à en perdre la
tête même... j'étais avec Laetitia en ce jour froid (-15°C) et
enneigé (+ de 10 cm de neige par endroit) et si nous n'étions
pas pressé par le temps et brisé par le gel, nous aurions
certainement été à la rencontre de cette fameuse Pierre
mystique qu'affectionnait tant le géant Gargantua. Peut être
aurions nous pu rencontrer Jhi et ses lutins farceurs ou bien
les elfes du Puits maintenant recouvert par une grosse pierre certainement mystique elle aussi.








Pourtant nous avions fait un petit bout de la forêt de
Carnelle, pas de korrigans malfaisants ni farfadets
intrépides, aucun troll sournois à l'horizon mais peut être
que quelques timides kobolds travailleurs de métaux se
réfugiaient t'ils dans les maisons en ruines perdues dans
la forêt. Un endroit vraiment bizarre ce coin avec ces
vieilles maisons délabrées sans toit ni fenêtre, sûrement
des squatts mal famés à présent mais pour qui, les sans
abris ou pour les lutins et autres gobelins.







En longeant les ruines du sanatorium de Carnelle, situé
derrière le château de Franconville aux Bois, je ne pu
m'empêcher de ressentir un frisson, non pas parce qu'il
fesait froid mais parce que le batiment m'effrayait un peu.
Combien de malades étaient ils ici ? combien sont morts en
ces murs ? Si les lutins et les elfes pouvaient danser à rendre
fou avec leurs rythmes endiablés, la folie pouvaient t'elle se
propager vers ce lugubre batiment et ses occupants ?
Mon imagination a tendance à très vite s'emballer et pourtant
je ne pu m'empêcher de jeter un regard inquiet entre les murs
de cet édifice ne sachant quelles créatures pouvaient s'y terrer.



Par camus - Publié dans : Hantise - Communauté : Photographes du Surnaturel
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Samedi 31 octobre 2009


Journal de bord d'un chasseur de fantômes


chapitre 43


Entre deux mondes



Aujourd'hui comme vous le savez tous, nous sommes le
31 octobre soit le jour d'Halloween, la fameuse nuit ou
le monde des morts s'ouvre au monde des vivants. Les
sorciers trinquent avec les curés, les loup-garous jouent à
la belotte avec les chasseurs et les vampires font une partie
de dés avec les banquiers. Quand on parle de croisée des
mondes, je pense à Parmain, ça tombe bien c'est là que
je vous emmène.








Parmain est une petite ville du Val d'Oise, située au bord
de l'Oise, en face de la commune de L'Isle Adam, elle
représente une sorte de portail aussi bien géographique
que mystique, elle ouvre en effet les portes du parc
régional du Véxin Français, mais aussi le portail vers le
monde rural. Parmain fait partie de la petite aglomération
de L'Isle Adam qui compte environ 16 000 habitants, ce
n'est plus la grande ville mais ce n'est pas encore la
campagne non plus.








Parmain compte de nombreuses vieilles pierres ou plutôt
comptait, car la plus célèbre, le menhir ou pierre levée
de la Pierre-Tournaise n'existe plus. Elle fesait partie de
ces fameuses roches qui tournent, se déplacent et pensent,
j'avais évoqué cette histoire lors de mon passage à Guiry
en Véxin. Quel dommage que ce fameux monolithe n'existe
plus, j'aurais bien aimé voir cette fameuse roche mystique.








Si la Pierre-Tournaise marque la frontière entre le
monde des hommes symbolisé par la ville et le monde
de la nature représenté par les bois et sous-bois encore
présents, une autre histoire marque la cassure entre le
réel et l'imaginaire. Je veux bien sûr évoquer à nouveau ce
fameux Gargantua qui jouait au palet avec ces fameuses
pierres levées. Il s'est adonné à ce jeu ici encore une
fois, d'ailleurs la Pierre-Tournaise était l'une des
conséquences du jeu du géant qui s'est amusé à jeter ces
pierres délimitant par la suite les frontières (ou presque)
du Val d'Oise actuel (Guiry en Véxin / Chars / Parmain /
Presles / Saint Martin du Tertre / Cergy / Vauréal).



Quand je dis que Parmain marque le passage vers un
autre monde, c'est un peu la sensation que j'ai éprouvé
en me promenant la bas, longeant l'Oise avec à ma gauche
la ville de L'Isle Adam et à ma droite, des chevaux tout
droit venus de la campagne. La grande poste avec ses
colombages et la mairie qui devait certainement être
l'ancien château de Parmain ne fesaient que
renforcer cette impression de voyager entre Passé et
Présent, entre ville et campagne, entre Vie et Mort.



Joyeuse fête d'Halloween à toutes et à tous !!


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